Deux technologies, deux philosophies
Le LiDAR (Light Detection and Ranging) émet des impulsions laser et mesure le temps de retour pour reconstituer une géométrie 3D directe. La photogrammétrie part de plusieurs photos prises sous angles différents et reconstruit le 3D par calcul. Les deux produisent un nuage de points, mais avec des caractéristiques très différentes.
Quand choisir le LiDAR
Le LiDAR excelle sur quatre critères : végétation, conditions de lumière, précision géométrique absolue, productivité.
Traversée végétation
Les impulsions laser pénètrent partiellement la végétation et permettent de reconstituer le sol sous couvert forestier. Indispensable pour la cartographie de forêts, les lignes électriques en milieu boisé, l'archéologie sous-bois.
Indépendance lumineuse
Le LiDAR fonctionne en pleine ombre, par temps couvert, voire de nuit. La photogrammétrie, elle, nécessite un éclairage homogène et soutenu pour des résultats fiables.
Précision géométrique
Le LiDAR offre une précision géométrique de l'ordre du centimètre sans dépendre de la texture de l'objet. Idéal pour ouvrages en béton lisse, façades vitrées, murs uniformes — situations où la photogrammétrie peine.
Productivité grande échelle
Sur grandes surfaces, le LiDAR est généralement nettement plus rapide que la photogrammétrie haute densité. Pour l'inspection de lignes électriques (centaines de km), c'est souvent la seule option réaliste.
Quand choisir la photogrammétrie
La photogrammétrie est imbattable sur trois critères : texture haute résolution, coût, photoréalisme.
Texture photoréaliste
La photogrammétrie produit un mesh texturé en couleurs vraies, exploitable pour rendu 3D, jumeau numérique, expérience immersive. Le LiDAR seul est aveugle aux couleurs (sauf capteurs combinés).
Coût opérationnel
Une mission photogrammétrie est généralement moins coûteuse qu'une mission LiDAR équivalente. Pour budgets serrés et précision suffisante (de l'ordre de 1 à 3 cm), c'est souvent le choix par défaut.
Inspection visuelle pathologies
Pour relever fissures, dégradations, défauts d'apparence sur ouvrages d'art, façades, toitures, un capteur photogrammétrique full-frame haute résolution délivre une détection visuelle imbattable.
Approche combinée : LiDAR + photogrammétrie
Pour les projets exigeants (BIM ouvrage d'art, jumeau numérique de site industriel), DRONECORP combine les deux technologies. Le LiDAR fournit la géométrie absolue, la photogrammétrie ajoute la texture haute résolution. La fusion se fait via des logiciels dédiés (type RealityCapture).
Cas d'usage type
Sur un ouvrage d'art type pont autoroutier, nous combinons un capteur photogrammétrique full-frame haute résolution et un capteur LiDAR aéroporté sur un drone RTK. Livrable : un nuage de points fusionné dense, une texture photoréaliste et un modèle IFC LOD 300 exploitable en BIM. Le matériel précis est adapté à la mission.
Tableau de décision rapide
Critère LiDAR : végétation (Oui), lumière variable (Oui), texture (Non), grande échelle (Oui), coût (Élevé). Critère Photogrammétrie : végétation (Non), lumière variable (Non), texture (Oui), grande échelle (Modéré), coût (Modéré). Critère Combiné : tous Oui, coût Très élevé. Le desk DRONECORP cadre ce choix dans le devis.
À retenir
Pas de technologie universelle. Le LiDAR pour grande échelle, végétation, ouvrages bétonnés ; la photogrammétrie pour coût, texture, pathologies visuelles ; combiné pour BIM exigeant. Le brief mission détermine le bon choix — et le desk DRONECORP vous oriente sans surfacturer la technologie inutile.
Sources & références
- → Documentation constructeurs — capteurs LiDAR aéroportés
- → Documentation constructeurs — capteurs photogrammétriques
- → Pix4D — workflows photogrammétrie
- → RealityCapture — fusion LiDAR + photogrammétrie